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Anima Québec a procédé à l'inspection de plus de 200 installations d'élevage à la grandeur de la province depuis que le Ministère de l'agriculture, des pêches et de l'alimentation du Québec lui a donné le mandat de faire respecter la Loi qui existe depuis une décennie, dans l'espoir de mettre fin aux abominables usines à chiots du Québec. On croit qu'il existerait dans la province jusqu'à 2 000 usines non réglementées en opération où des chiens vivent dans de mauvaises conditions. La porte parole d'Anima Québec, Nicole Blouin, dit que les inspections ont résultées en la fermeture de 2 établissements d'élevage et en des recommandations pour bon nombre d'éleveurs. "Jusqu'à maintenant nous avons visité plus de 200 opérations" d'indiquer Mme Blouin. Elle n'a toutefois pas élaboré sur les recommandations ou le type d'opérations qui ont été inspectées. En vertu de la Loi provinciale, les éleveurs doivent fournir aux animaux de la nourriture et de l'eau, et maintenir propre les lieux où ils sont gardés. "[Les deux éleveurs] ont décidé de fermer de leur propre initiative parce qu'ils ne pouvaient pas respecter les normes établies par la province. Nous n'avons pas eu à prendre d'action légale," a-t-elle continuée. "Nous allons aussi faire un suivi dans les cas inspectés l'an dernier et s'ils n'ont pas respecté nos recommandations, alors nous pourrions leur donner des amendes." Lorsqu'on lui a demandé si les inspecteurs avaient été témoin de cas de mauvais traitement, Mme Blouin a répondu qu'ils n'entamaient pas de poursuite dans ces cas-là qui tombent sous le code criminel fédéral; "Nous appliquons les lois provinciales. " Au Québec, le bien-être des animaux tombe sous la juridiction du Ministère de l'agriculture et non pas de la justice. Mme Blouin parlait au nom de l'organisation subventionnée par le gouvernement qui regroupe non seulement des membres du Ministère de l'agriculture, l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec, des organisations de mieux-être envers les animaux, mais aussi des parties intéressées de l'industrie comme le Conseil consultatif mixte des animaux de compagnie du Canada (Pet Industry Joint Advisory Council - PIJAC). Et c'est pourquoi Pierre Barnoti de la SPCA de Montréal croit que les commentaires d'Anima Québec devraient être pris avec un grain de sel. "Sur le Conseil d'administration il y a le représentant de l'industrie des animaux de compagnie et certains de leur membres sont des usines à chiots. C'est comme si le gouvernement donnait à l'industrie du tabac le pouvoir de faire justice eux-mêmes tout en encourageant les gens à ne plus fumer. C'est ridicule" de dire M. Barnoti, "Nous n'[inspectons] pas 200 usines à chiens dans une année, mais lorsque nous faisons des inspections nous voyons [des usines à chiots], et ce qu'Anima Québec dit c'est qu'ils ont fait toutes ces inspections et qu'ils n'ont rien trouvé - que tout est beau. " "J'ai démissionné d'Anima Québec… C'est une farce. " Barnoti insiste que le Québec devrait suivre l'exemple de l'Ontario et donner aux SPCA les outils légaux pour extirper les usines à chiots. "Ils ont une loi en Ontario qui protège les animaux. C'est la Loi sur la Société de protection des animaux de l'Ontario (SPCA Act) avec 281 inspecteurs des SPCA de l'Ontario pour la faire respecter, " de dire Barnoti. "Nous demandons au gouvernement du Québec de nous donner les mêmes pouvoirs que les SPCA de l'Ontario." Toni Belschner de La Société Québécoise pour la Défense des Animaux (SQDA) accuse Anima Québec de garder les groupes de défense des droits des animaux comme le sien à distance. "Je suis impatiente de les voir un peu plus transparent et de voir qu'ils veulent travailler avec d'autres groupes… C'est trop politique", dit-elle, ajoutant qu'elle connaît un bon nombre d'inspecteurs qui n'ont pas réussi à obtenir un emploi avec Anima Québec. "Quiconque regardait pour un emploi rémunéré n'a jamais eu de réponse." "Nous avons toutes ces usines à chiots parce que les gens achètent d'eux. Dans d'autres provinces, ils les ferment. Mais au Québec, nous n'avons toujours pas réussi à prendre des mesures et maintenant c'est devenu pire parce que les usines à chiots ne sont pas réglementées." Mme Blouin a minimisé les allégations de conflit d'intérêt, disant que l'industrie des animaux avait seulement un siège sur neuf au Conseil d'administration d'Anima Québec. Selon Mme Blouin, "Il est important que toutes les parties intéressées à la cause animale dans la communauté siègent sur le Conseil d'administration d'Anima Québec". "Un siège est une voix et cela ne donne pas le pouvoir de contrôler le Conseil d'administration." "Il est important d'avoir des gens de l'industrie sur le Conseil d'administration car ils peuvent sensibiliser les gens de leur milieu au mieux-être des animaux.""
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